Germination: les bactéries prises à leur propre jeu

Arabidopsis thaliana seeds ©HichamChahtane_UniGeneva_v0

Les graines sont capables de bloquer leur germination tant que les conditions environnementales sont défavorables. Mais qu’en est-il lorsqu’elles sont confrontées à des organismes dangereux présents dans le sol alentour? Des chercheurs de l’Université de Genève (UNIGE) ont étudié l’impact de Pseudomonas aeruginosa, une bactérie pouvant être pathogène aussi bien pour les plantes que les animaux, dont l’être humain. Ils ont identifié une toxine produite par cette bactérie, appelée AMB, qui provoque l’arrêt de la germination des graines, sans pour autant tuer la plante. Il est donc vraisemblable que, au cours de l’évolution, les graines soient parvenues à se servir de l’AMB, un signal émis par les bactéries pour coordonner leurs stratégies d’infection, à des fins de protection de leur propre espèce. Ces résultats ont été publiés dans la revue eLife.

Cette recherche est publiée dans eLife
The plant pathogen Pseudomonas aeruginosa triggers a DELLA-dependent seed germination arrest in Arabidopsis
Hicham Chahtane, Thanise Nogueira Füller, Pierre-Marie Allard, Laurence Marcourt, Emerson Ferreira Queiroz, Venkatasalam Shanmugabalaji, Jacques Falquet, Jean-Luc Wolfender, Luis Lopez-Molina
doi.org/10.7554/eLife.37082

Source
Université de Genève, Communiqué de presse

Dr. Luis Lopez-Molina est professeur au Département de botanique et biologie végétale à l'université de Genève. Il est membre du Swiss Plant Science Web.
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